
À l’opposée de ceux qui font la course à l’achat de téléphones portables riches en fonctionnalités, applications, usages liés au “web mobile 2.0″, il y a aussi ceux qui recherchent un téléphone uniquement fait pour téléphoner et envoyer des SMS.
C’est spécifiquemment à cette clientelle que s’adresse Simvalley en proposant son téléphone mobile appelé Pico.
Un téléphone mobile sans appareil photo, sans superbe écran, sans vidéo et sans Internet mobile (wap)
Oui, en 2009, à l’heure où pratiquement tous les constructeurs de téléphones portables ajoutent de nombreuses fonctionnalités et possibilités aux nouveau mobile, Simvalley a fait le pari de croire qu’il ne faut pas négliger ceux qui veulent appeler, être appelé, envoyer et recevoir des messages textes sans rien vouloir d’autre.
Le Pico est donc un téléphone forcément simple, plus adapté aux personnes agées ayant leur premier mobile GSM
Sans remettre en cause les capacités d’apprentissage des personnes âgées concernant les nouvelles technologies, on peut affirmer qu’un certaine proportion de cette population recherche avant tout un téléphone simple juste pour appeler quand c’est nécessaire et pour pouvoir être joint en toute circonstance.
De plus, pour les personnes agées désirant se mettre aux nouvelles technologies, Internet (le vrai, depuis un PC ou un Mac) est probablement beaucoup intéressant à découvrir que le wap ou web mobile limité que l’on trouve sur les mobiles derniers cris.
Il est donc beaucoup plus intéressant pour un grand nombre de personnes agées de se limiter à un téléphone simple comme le Pico.
Le Pico, un téléphone nu “desimlocké” vraiment low-cost : il n’y a pas à s’engager pour l’avoir à un ultra-bas prix
Un avantage de ce téléphone est que le tarif est d’origine très compétitif (vu à 25 euros ou moins suivant le vendeur), et ce sans engagement.
En effet, lorsque vous obtenez un téléphone mobile neuf aux fonctionnalités riches à bas tarifs, la plupart du temps c’est qu’il faut le “payer” ensuite en s’engageant à verser tous les mois une certaine somme pour un forfait auprès d’un opérateur.
Le Pico est lui vendu à très bon tarif, même nu et non simlocké (”débloqué”). Utilisable donc sur tous les réseaux français y compris ceux des MNVOs tels que Simyo (qui propose sans engagement la minute à 0.19, en facturant à la seconde).
Mais le Pico a des “inconvénients” évidents qui font qu’il ne conviendra pas à tout le monde
Comme je l’ai indiqué, le Pico reste avant tout un téléphone très simple, et en fait sûrement “trop simple” du point de vue de beaucoup.
Ceux qui veulent un téléphone ultra-esthétique (”design”, “branché”), riches en fonctionalités, dernière génération et adapté au web mobile choisiront forcément autre chose que le Pico…
Quoique, en y réfléchissant bien ça peut être autre chose et le Pico ! Après tout, quand on a deux cartes SIM (par exemple pour passer des appels via Simyo à 0.19 euro la minute plutôt que du hors-forfait à 0.37) et que l’on ne veut pas investir cher dans un dual SIM, un deuxième téléphone d’une taille proche d’une carte de crédit peut être une solution pas mal… Quelqu’un qui aurait besoin de quelque chose de petit, solide et de faible valeur pourrait également y trouver son compte (pour pouvoir garder son téléphone lors de certaines activités sportives).
Bref la question se pose : le Pico est-il en France vraiment destiné à un public très réduit ou pourrait-il devenir l’un des succès les plus inattendus du moment ?

November 11th, 2009 at 00:00
[...] est possible d’acheter des téléphones portables beaucoup plus esthétiques que le Pico, avec bien plus de fonctionalités, pour une somme qui elle reste raisonnable, le tout sans [...]
November 14th, 2009 at 20:15
[...] Au final, ça peut justifier pour certains d’avoir deux cartes SIM : une mobicarte (Orange) et une Simyo. Pour ça, il peut être utile d’avoir soit un Dual SIM, soit un téléphone de taille ultra-réduite… [...]
January 6th, 2010 at 17:32
[...] Simyo (opérateur à 0.19/minute) et un deuxième portable pas cher qui ne prend pas de place comme le Pico, il est possible souvent de remplacer du hors-forfait par des communications deux fois moins cher [...]